14. Italie : du 9 au 13 janvier 2019 : Sabbioneta, Mantoue, Sirmione, Vérone, Padoue

467 kms parcourus du 9 au 13 janvier 2018

9777 kms parcourus depuis le départ

Mercredi 9 janvier 2019 :

Nous voici depuis hier soir en Italie. La première « vraie » frontière de notre voyage. A présent, plus de retour en arrière. Chaque kilomètre nous éloignera un peu plus de chez nous. Mais comme je vous l’expliquais dans mon précédent article, on n’est pas près de faire le tour du monde car au lieu de nous diriger plein sud en Italie, on a quand même trouvé le moyen de se diriger plein nord ! Tant pis donc pour les Cinq Terres et Florence… ce sera pour une autre fois. Audrey a passé la soirée d’hier à éplucher le guide d’Italie avec la carte Michelin ouverte sur la table de la salle à manger… Évidemment, nous n’aurons pas trop des 6 jours qui nous restent avant notre arrivée prévue à Venise le 14 et Audrey trouve rapidement de quoi s’occuper dans les régions de Lombardie et de Vénétie.

Certains d’entre vous trouvent qu’on roule beaucoup en ce moment. Ce n’est pas faux. Depuis 8 jours, on a déjà parcouru 3000 kilomètres. Le but est de vite traverser la partie européenne de notre voyage. En effet, nous aurons le temps de revenir facilement en Espagne, en Italie ou même dans les Balkans une autre fois. L’idée est vraiment de vite rejoindre la Turquie et l’Iran.

Ce matin, c’est école et rattrapage du retard pris dans la rédaction de mes articles sur le blog et le tri de mes photos dû aux journées de route enchaînées et aux nombreuses (et heureuses !) rencontres de la semaine passée. L’environnement n’est pas très enchanteur car on est sur le parking autoroutier d’une station-service.

Nous prenons la route en direction de Sabbioneta, petite ville du nord de l’Italie, dans la vallée du Pô. Sabbioneta est classée par l’Unesco au Patrimoine mondial selon les critères d’échanges d’influences et de témoignage de tradition culturelle. Elle est à l’abri de ses fortifications en étoile construites en briques.

La ville a été bâtie selon les idéaux de la Renaissance. Sabbioneta a d’ailleurs joué un rôle de premier plan dans la diffusion de la culture de la Renaissance. La ville n’a pas évolué et reste la ville d’une seule période. Ses murs défensifs, son tracé en damier à angles droits, ses places publiques et ses monuments font d’elle l’un des meilleurs exemples de cités idéales à l’européenne.

Pas beaucoup d’agitation dans cette ville « musée ». Aucun autre touriste en cette période creuse à part les Mollalpagas en cavale qui osent braver le froid hivernal. De nombreux monuments attirent notre attention comme le Palazzo Giardino, le Monumento di Minerva, le Teatro all’Antica, la Palazzo Ducale ou bien encore la synagogue, les différentes églises et autres palais.

Nous roulons vers notre visite de demain, la ville de Mantova (Mantoue). Nous bivouaquons près de son centre historique sur un parking longeant encore une fois une voie ferrée (on aime bien). Rapidement, nous allumons le poêle à bois qui n’avait plus fonctionné depuis le nord du Portugal. Celui-ci ne tarde pas à nous réchauffer et à cuire les glands de chêne-liège que nous avions achetés au Maroc. La préparation de la tartiflette permet d’atteindre les 25° dans la Tiny.

Nuit bercée par le tremblement des TER et des trains de marchandises.

Jeudi 10 janvier 2019 :

Réveil frisquet avec 5° dans la Tiny. Audrey a plus de courage que moi pour se lever allumer le chauffage au gaz avant de vite revenir sous la couette. Quelques instants plus tard, le poêle à bois prend le relais. Quel luxe et quel confort ce poêle !

Nous décidons de changer d’heure car la nuit qui tombe à 16h50, on n’aime vraiment pas ça. On avance donc nos montres d’une heure et anticipons déjà le prochain changement de fuseau horaire de la Grèce. On préfère vivre au rythme du soleil. De toute façon, on n’a plus de rendez-vous à part celui avec le hasard comme dit si bien Florence.

Bien couverts avec sous-vêtements techniques, polaires et les chouettes bonnets tricotés par tata Patricia, nous partons marcher à la découverte de Mantoue. La ville est avec Sabbioneta conjointement classée par l’Unesco au Patrimoine mondial. A la différence de sa voisine qui n’a pas évolué au gré des siècles, le tracé de Mantoue est irrégulier témoignant de plusieurs étapes de croissance depuis la période romaine. La ville fut rénovée au 15ème et au 16ème siècle avec d’importants travaux d’ingénierie hydraulique, d’urbanisme et d’architecture.La visite commence par le Palazzo Te (1525), construit autour d’une immense cour centrale, qui fut conçu comme une villa officielle.

Le Temple San Sebastiano construit en 1460 et largement modifié en 1925 est aujourd’hui un monument aux morts pour la Patrie.La maison Andrea Mantegna a une construction très particulière dans laquelle la forme du bâtiment carrée contient parfaitement une cour en forme de cercle.L’approche dans le cœur de ville historique se fait en empruntant des rues courbées et bordées de superbes maisons et palais aux couleurs ocres souvent construits sur des arcades.

Certaines maisons ont des façades superbement décorées de fresques comme la Casa Viani-Tallarico datant de 1495.

Nous arrivons sur la superbe place Erbe entourée de magnifiques monuments. La Basilique Sant’Andrea se dresse à l’emplacement où le soldat San Longino perça le flanc de Jésus sur la croix. Bon, ça c’est ce que nous avons lu dans le guide de l’office de tourisme, car moi je pensais que le Christ était mort à Jérusalem… Toujours est-il que dans la crypte de l’église, sont conservés les Vases Sacrés contenant les échantillons de terre imprégnée du sang du Christ et que San Longino est un Saint Patron de la ville de Mantoue… Une autre source nous indique que l’église fut construite à l’emplacement où ont en fait été retrouvés ces deux vases. La façade classique est en opposition avec le style gothique du clocher construit bien plus tard.

Face à la Basilique, la Rotonda de San Lorenzo est l’église la plus ancienne de la ville et se trouve à un mètre et demi sous le niveau de la place. De forme circulaire rappelant celle du Saint-Sépulcre de Jérusalem, elle date de 1082.Toujours sur la même place, le Palazzo della Ragione datant de 1250 était le Palais où l’on administrait la justice. Dans la tour de 1472, on y trouve une horloge astrologique capable de signaler les phases lunaires, les jours indiqués pour les différentes activités professionnelles et la position du soleil dans les signes zodiacaux.

Nous continuons notre très agréable déambulation en passant devant le Palais de la Chambre de Commerce datant du début du 20ème siècle.Puis nous arrivons sur la place Castello dans le vaste ensemble monumental du Palazzo Ducale et du château de San Giorgio.

 

Enfin, l’étonnante Cathédrale de San Pietro avec sa superposition de trois styles : la façade de style baroque, le côté gothique et le clocher roman.Bon, vous avez compris, nous avons adoré l’atmosphère de cette magnifique ville de Mantova située dans un somptueux décor naturel formé par trois lacs, le lac supérieur, le lac du milieu et le lac inférieur.De retour à la Tiny, je transfère avec l’aide d’Audrey et de mon entonnoir filtrant quelques 50 litres de gasoil marocain entre les bidons et les réservoirs. C’est toujours plus agréable de rouler avec du carburant à 0,80€ plutôt qu’à 1,40€ le litre. Je fais le tour du parking afin de récolter un peu de bois mort pour les prochaines flambées. Puis, nous voici de nouveau sur la route pour environ une heure. Le soleil se couche une heure plus tard qu’hier soir. Notre itinéraire en direction du nord nous rapproche de la partie méridionale du massif alpin. Les sommets enneigés sont rougis pas le soleil couchant. Magnifique. Nous arrivons dans la région des grands lacs du nord de l’Italie dans la ville de Sirmione située à l’extrémité d’une presqu’île qui s’avance dans le plus grand lac d’Italie, le lac de Garde d’une superficie de 370 km².

Mais il est tard et il fait trop froid pour sortir. Nous visiterons demain. Il est plutôt l’heure de mettre en route le poêle. Anaïs et Victor partent un court instant reconnaître les lieux et reviennent fièrement avec un grand morceau de bois sec que je m’empresse de scier avec mon fils.

Vendredi 11 janvier 2019 :

Matinée tranquille jusqu’à ce qu’on soient dérangés par les Carabiniers, la police locale venant nous dire qu’on ne peut pas rester sur ce grand parking pourtant désert hors saison. Ils nous indiquent un parking spécial pour les camping-cars plus loin sur la presqu’île. J’insiste pour rester là. Eux insistent pour qu’on bouge. Je négocie de rester une heure de plus le temps de tout ranger. Ils ne veulent pas négocier. Ça m’énerve. On bouge. Bon, en fait ils ont bien fait car le parking qu’ils nous ont indiqué est situé au ras de l’eau avec une superbe vue sur le lac et les montagnes. Un petit air de fjord norvégien. Mais ils m’ont quand même énervé.

Nous partons marcher tout au bout de la presqu’île de Sirmione. Les maisons hyper chics, les hôtels 5 étoiles, les boutiques de luxe ou bien les voitures comme les Jaguar, Ferrari ou bien cette Rolls-Royce Phantom de couleur or nous rappellent que nous sommes dans un coin de haute villégiature pour célébrités !0 La péninsule avance de 4 kilomètres sur le lac et n’est étroite que d’une centaine de mètres. Nous pouvons donc contempler un superbe panorama sur les deux rives.On entre dans la ville en passant le pont-levis d’un beau château fort pour accéder aux ruelles du centre.

Il règne ici un petit air de climat méditerranéen où poussent oliviers, cyprès et citronniers.

Nous visitons la mignonne église de San Pietro in Mavino datant de plus de 1000 ans, surmontée d’un élégant clocher datant du 12ème siècle. À l’intérieur, on y voit des fresques religieuses, dont certaines datant de plus de 800 ans.

Nous traversons le mignon village et terminons par de jolies lumières de soleil couchant sur le lac de Garde.

Samedi 12 janvier 2019 :

Superbe lever de soleil sur le lac de Garde.

Matinée école au chaud devant le poêle à bois. Un petit arrêt au supermarché remplit encore un peu plus nos placards alimentaires déjà pleins. La gourmandise devant tous ses rayons de pâtes, de fromages, de risottos, de charcuteries fait que notre caddie se remplit bien trop vite. Il s’agit également d’anticiper les repas que nous devrons prendre à bord du bateau dans trois jours. Car la traversée entre Venise et la Grèce va durer 32 heures sans avoir accès à la Tiny… Nous roulons vers Vérone à quelques dizaines de kilomètres. Nous trouvons difficilement une place assez près du centre-ville, l’un des plus visités d’Italie.

La ville historique de Vérone fut fondée au 1er siècle avant JC. Elle prospéra aux 13ème et 14ème siècles ainsi que sous la République de Venise du 15ème au 18ème siècles. La ville est classée par l’Unesco au Patrimoine mondial car elle a préservé un nombre remarquable de monuments de l’Antiquité, du Moyen-âge et de la Renaissance. Il suffit de changer de trottoir pour passer d’une période à l’autre. Le centre de la cité comprend la ville romaine dans la boucle du fleuve Adige.Les vestiges comprennent les portes de la cité, les remparts mais surtout le magnifique amphithéâtre, le deuxième en importance après le Colisée de Rome. Il fut construit il y a plus de 2000 ans pour y organiser les spectacles de combats de gladiateurs et les chasses aux animaux sauvages. 45 rangs de gradins permettaient d’y accueillir 30 000 personnes. Il ne reste plus grand-chose de l’enceinte extérieure car les pierres ont été utilisées comme matériel de construction avant d’être définitivement détruite par un séisme.

Cette Arena se situe sur la vaste Piazza Bra qui depuis le 12ème siècle est l’endroit où se sont toujours déroulés foires et marchés. La place est délimitée par l’ancienne enceinte de la ville et des monuments comme le Palazzo della Gran Guardia.

La Via Mazzini est l’artère piétonne principale de la ville bordée de jolis immeubles. Mais en ce premier samedi de soldes, il y a un peu trop de monde pour nous.

Nous quittons donc cette rue pour nous enfoncer dans un quartier moins touristique. Nous levons sans cesse les yeux pour observer les splendides fresques peintes sur les façades.

Nous arrivons dans le cœur de la ville sur la Piazza delle Erbe entourée de magnifiques bâtiments historiques dont le Palazzo del Governo, la loggia del Consiglio, l’Arche Scaligere et la Domus Nova. Les maisons du 14ème siècle alternent avec les palais de la Renaissance.La Casa Mazzanti est ornée de belles fresques du 16ème siècle reprenant des thèmes de la mythologie.

Au centre de la place se dressent colonnes, fontaines, sculptures romaines et pilori.

Vérone est aussi célèbre en littérature car Shakespeare y plaça le drame de Roméo et Juliette. Des millions d’amoureux se pressent ici chaque année sous le balcon de la maison de Juliette. Les murs sont recouverts de graffitis, de déclarations d’amour et de petits mots tendres.

Les tons ocres des façades, les petites places, les ruelles moins touristiques dans ce secteur de la ville nous enchantent.

Un peu plus loin, nous passons devant l’église Santa Anastasia.

La cathédrale, ou Duomo, de Vérone est également grandiose. D’abord bâtie au 6ème siècle, elle fut reconstruite au 12ème siècle à la suite d’un tremblement de terre. La façade du 14ème siècle est en marbre. A l’intérieur, superbes peintures et magnifiques orgues.

Nous quittons le cœur historique en franchissant le fleuve par un pont romain. Bâti en 89 avant JC, c’est la plus ancienne construction de Vérone dont les deux premières arcades et piliers sont en marbre.Retour en longeant les quais et en profitant du seul rayon de soleil de la journée. Nous passons devant le monumental cimetière de la ville. Il est vraiment immense, plus de 50 000 tombes dont la majorité sont des monuments empilés. Pour les entretenir, les familles des défunts utilisent des escabeaux.

Retour à la Tiny, et là, malheureuse découverte. On a essayé de nous la cambrioler. La poignée de la porte de la cellule a été forcée mais a rapidement cassé. Un coup de pied a défoncé la porte de la soute extérieure où sont rangées les bouteilles de gaz. Fort heureusement, ils ne sont pas allés plus loin et n’ont pas réussi à rentrer. Ils ne sont quand-même pas doués car ce n’est pas compliqué non plus… Certainement, des petits délinquants sans expérience. Toujours est-il que ce n’est pas agréable de se sentir agressé ainsi. Le gros avantage de la construction en bois est que nous pouvons rapidement réparer avec des vis à bois la porte de la soute. Le bardage n’a pas été abîmé. Heureusement, juste avant de partir en voyage, j’avais commandé une serrure d’avance pour la porte d’entrée. Je la changerai demain.

Nous prenons l’autoroute et une heure plus tard arrivons à Padoue. Poêle à bois et apéro nous réchauffent et nous remettent de nos émotions. Le bivouac de ce soir se pose sur le parking d’une calme cité d’immeubles résidentiels.

Dimanche 13 janvier 2019 :

Padoue se situe au centre de la plaine vénitienne et a des origines qui pourraient remonter à plus de 3000 ans. Du temps des Romains, Padoue était un centre agricole riche et productif. En 1405, la cité devint un domaine de Venise sur la terre ferme. Elle est aujourd’hui un centre économique important qui dispose d’un des plus grands ports d’Italie et d’un réseau de transports fluviaux parmi les plus développés en Europe.

Nous arrivons dans le centre historique par le Prato della Valle, une grande place, à l’origine ancien théâtre romain et transformée au 18ème siècle en très grande île verte traversée par quatre allées et des ponts. Sur les rives du canal ont été installées 78 statues d’hommes illustres locaux.

Un peu plus loin, à ma grande déception (ou presque), le jardin botanique est fermé. Classé à l’Unesco, il s’agit du plus ancien jardin universitaire d’Europe. Ouvert en 1545, il a été créé en tant que jardin de plantes médicinales de la faculté de médecine.Nous arrivons à l’endroit pour lequel Padoue est connu au-delà des frontières. Saint Antoine de Padoue est en effet le saint le plus populaire d’Italie. Il est le protecteur des enfants. Mais il est souvent invoqué pour retrouver les objets perdus. Une immense basilique, important lieu de pèlerinage, lui est dédié. Le déploiement des marchands de bondieuseries dans tout le quartier témoigne de cette ferveur populaire.

Le monument est gigantesque et avant d’entrer dans la basilique, nous faisons le tour de plusieurs cloîtres.

Les fidèles font la queue pour se recueillir devant le tombeau du saint, cœur spirituel du sanctuaire. Ils posent un à un leurs mains sur cette pierre noire tout en priant. Paraît-il qu’en échange, « Saint Antoine vous accueille avec joie, prend soin de vous avec sollicitude et vous invite à rester sous sa protection ». Dans le doute, je n’ai pas osé toucher le tombeau… Toujours est-il que la chapelle baroque décorée d’or est vraiment impressionnante par ces sculptures en marbre.

Un peu plus loin, la chapelle des reliques (c’est-à-dire des restes mortels de ceux qui sont reconnus comme saints ou martyrs) est tout aussi impressionnante. 800 ans après la mort du Saint, sa langue intacte est ici conservée dans un reliquaire en argent doré. Je n’ai pas vérifié non plus.Nous continuons à déambuler dans Padoue, à travers son centre historique. Le café Pedrocchi est un bâtiment néoclassique de la fin du 19ème siècle mais sur lequel l’architecte a ajouté un caprice gothique.

Le cœur de la ville est constitué des places Delle Erbe et Della Frutta séparées par le Palazzo Della Ragione avec son toit en forme de carène de navire. Dans les galeries et sous les arcades du rez-de-chaussée se trouve le plus ancien centre commercial d’Europe.

Enfin, nous terminons par la Piazza Signori sur laquelle nous voyons le Palazzo del Capitaniato. Au centre de sa façade, une horloge astronomique de 1344 décore sa tour.

Puis voici quelques jolies maisons aux façades ornées de fresques et enfin le Duomo de Padoue.

Une jolie Ferrari Dino GT des années 70 me ferait bien plaisir mais sa côte dépassant les 300 000€ me laisse dubitatif… Nous voyons d’ailleurs énormément de voitures de luxe depuis notre arrivée en Italie. Nous prenons la route à la tombée de la nuit en direction de notre dernière étape italienne, la Sérénissime Venise. Un point de bivouac dans un camping nous est indiqué sur notre pratique application Park4Night. Venise n’est en effet pas réputée pour ses parkings sauvages, on lit beaucoup de commentaires de camping-caristes qui se sont faits cambrioler et forts de notre mésaventure d’hier, nous ne préférons ne pas prendre le risque. C’est donc près du parc de San Giuliano que nous nous posons pour les trois prochains jours sous les caméras du camping. A peine arrivés, nous y retrouvons les voyageurs Dupont (avec un T) que nous avions rencontrés pour la première fois au Portugal à Porto. Nous ne savions pas que Clotilde et Benoit étaient ici. Et eux n’ont tout d’abord pas crû leurs enfants quand ils se sont exclamés: “les Mollalpagas sont là!”. Encore un joli hasard de notre voyage. Il faut quand-même le faire, se retrouver ici plus de deux mois et tant de kilomètres après ! Du coup, nous avons plein de choses à nous raconter et passons une bien belle soirée au coin du feu et avec quelques bouteilles de rhum que Clotilde vient juste de ramener de Martinique. Anaïs et Victor passent de leur côté quelques heures à jouer avec Salomé, Siméon et Samuel.

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